Bleu comme l'océan
Un bleu aux résonances magnétiques .
Il est des bleus qui ne se laissent pas enfermer dans une couleur.
Le tien est de ceux-là.
Bleu comme l’océan, mais pas celui que l’on contemple distraitement depuis la rive. Le bleu des profondeurs, celui qui vibre sous la surface, chargé de courants invisibles. Un bleu aux résonances magnétiques.
Pas besoin de paroles. Ton regard, à lui seul, parle.
Il parle depuis toujours.
Il y a dans tes yeux une amplitude étrange, comme si l’horizon y avait trouvé refuge. On dirait que le monde s’y reflète avant même de l'avoir touchée. Tu observes avec une intensité douce, une gravité légère, cette façon singulière d’accueillir ce qui vient sans jamais te laisser emporter.
Ton regard a connu beaucoup d’horizons.
Des lignes franchies en silence. Des seuils que l’on traverse sans bruit. Des instants suspendus où tout semble tenir dans un battement de cils. Il y a, dans ce bleu, des levers de soleil discrets et des nuits plus denses, des élans retenus et des forces patiemment apprivoisées.
Ce regard qui, l’espace d’un instant, a dû prendre des décisions.
On le voit à sa profondeur nouvelle, à cette clarté qui n’est pas naïveté mais conscience. Rien d’ostentatoire, jamais. Juste cette lumière plus stable, comme un phare qui aurait appris à tenir face aux vents.
Ton bleu n’impose rien.
Il attire.
Il apaise.
Il ouvre.
Ceux qui croisent tes yeux sentent confusément qu’ils sont vus au-delà des apparences. Comme si ton regard savait lire entre les silences, reconnaître les fragilités, respecter les mystères. Il y a en lui une fidélité rare, une constance qui rassure sans enfermer.
Bleu comme l’océan.
Vaste, mais jamais perdu.
Profond, mais toujours clair.
Libre, et pourtant ancré.
À mesure que le temps ajoute ses cercles invisibles autour de ta lumière, ton regard ne cesse de gagner en intensité tranquille. Il porte désormais ce mélange précieux de douceur et de détermination, d’élan et de discernement. Une mer qui connaît ses marées.
Je regarde ce bleu et j’y lis ce qui ne se dit pas : la capacité d’aimer sans bruit, de choisir sans fracas, d’avancer sans renier la tendresse.
Que ce bleu demeure vaste.
Qu’il continue d’embrasser les horizons sans se perdre en eux.
Qu’il garde sa résonance secrète, ce magnétisme discret qui fait bouger les cœurs sans les contraindre.
Et que, sous le ciel changeant des jours, ton regard reste cet espace ouvert où la lumière trouve toujours un passage.
Commentaires
Enregistrer un commentaire